J'ai le plaisir de vous annoncer qu'un de mes articles a été retenu pour une communication lors des assises françaises de sexologie qui se dérouleront à Montpellier du 22 au 25 Mars prochains.
IDA....L'ACCOMPAGNATRICE
TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR VOS
FANTASMES
SANS JAMAIS OSER LE DEMANDER
!
J'ai le plaisir de vous annoncer qu'un de mes articles a été retenu pour une communication lors des assises françaises de sexologie qui se dérouleront à Montpellier du 22 au 25 Mars prochains.
Elle est partie sans un bruit, pieds nus, nous reste sa voix, saudade forever...

J’ai reçu beaucoup de témoignages après ma participation à l’émission de Martin Quenehen, « Sur la route ».
Mon doute stakhanoviste s’attendait à essuyer quelques critiques, mais il n’en fut rien !
A ce stade de ma vie, cette émission m’a permis de mesurer le chemin parcouru et celui à venir. J’ai une pensée pour ma mère Carmina, immigrée Italienne, qui est arrivée dans notre pays sans parler un traître mot de Français, combien aurait-elle donné pour entendre sa fille échanger avec de si augustes personnes ? Tout l’or du monde et bien plus encore !
A l’heure où l’immigration est devenue un élément de discorde, un de ces tracts que l’on voit dériver dans nos caniveaux, il me semblait important de défendre la mémoire de celle qui me porta, sans être Française, sans être mariée, pauvre, travailleuse et autodidacte. La nationalité ne s’acquière pas, ne se mérite pas mais se gagne de haute lutte, contre les vieux démons, les préjugés, en temps de crise ou de pleine croissance.
Confronter ma pratique des jeux fétichistes à la pensée théorique du philosophe Philippe Mengue, fut un éclairage nouveau sur la complémentarité des disciplines. Loin de me hisser au niveau de l’académie, je revendique cependant l’importance d’accompagner une personne dans son fantasme, lui donner les moyens d’un équilibre intérieur, nourrir son corps, lorsque le philosophe nourrit son esprit.
Peut-être pourrions-nous réfléchir à théoriser ensemble la philosophie du donjon moderne et ses arcanes anti-sadiennes !
J’ai aussi une pensée toute particulière pour Martin Quenehen qui me porta de son regard lorsque mes « blancs » devenaient pensées fantomatiques, palpables j’espère pour les auditeurs. Sur la route il l’est et le demeure, les nôtres se sont croisées, hasard et conséquences !
Un mot pour Yvon Croizier qui est le seul homme à être devenu maître , de la technique et du son, dans mon donjon lors du reportage audio !
La vie vous offre quelques fois un clin d’œil, un pied de nez au destin, la fille d’immigrée fut l’invitée de France Culture, la reconnaissance, toute relative, aura sauter une génération !
Nous avons connu toutes les deux le véritable sadisme, sans doute est-ce pour cela que je me revendique anti-sadienne.
Cette émission, je la dédie à la mémoire de ma mère.
J'ai le plaisir de partager avec vous mon invitation dans l'émission " Sur la route" de Martin Quenehen.
Débat avec Philippe Mengue sur le fantôme de Sade.
Vendredi 9 Décembre à 17h en direct sur France Culture !
http://www.franceculture.fr/emission-sur-la-route-vaucluse-le-fantome-de-sade-2011-12-09
On peut en rire, certains verseront une larme, ce qui est sûr, c’est que cette affaire ne laisse personne indifférent. Du soit disant complot à la faux culterie ambiante sur le pouvoir évident des hommes dans nos sociétés « avancées ».
Nous avons eu droit à un joyeux florilège de poncifs culturels. A ma droite, le blanc, riche, influent, l’agité du jupon, le cerveau, l’économiste reconnu par ses pairs. A ma gauche, l’Africaine, pauvre, employée, exilée, l’anonyme, l’arme fatale du black power.
Et puis le sexe, bien sûr, dans une bonne histoire il y a toujours une bonne dose de sexe. Ici, rien de réjouissant, une fellation, entre la douche et un repas.
C’est triste, voire sordide, même pas du sexe en réalité, comment disait-il l’autre soir, ah oui, une faute morale !
Faudrait-il encore définir la faute et ce que la morale vient faire dans tout ceci.
Pas vu pas pris, telle est la véritable morale de nos sphères dirigeantes.
Les rumeurs peuvent courir ici et là, peu importe tant que l’on n’a pas été pris la main dans le sac.
DSK est-il un odieux phallocrate, un obsédé ou simplement un homme ?
Nafissatou Diallo une victime ou bien une manipulatrice ?
Nous voilà retombés dans les stéréotypes de classe, de sexe.
A cela s’ajoutent les procédures judiciaires, les jugements à l’emporte pièce, d’un côté comme de l’autre, les affirmations contradictoires des avocats, le procureur, accusateur puis salvateur, Tribeca la huppée contre Harlem la déshéritée, la vérité devient mensonge, les égarements ne sont plus comptabilisés, on lave son linge et n’en ressort qu’une eau grisâtre, un goût amer, une jungle sociale dont personne ne sort grandit, du Kafka dans le texte.
Quel rapport entre une pistache et une dominatrice ?
Du mauvais usage de l'univers fétichiste, en voila une preuve et une belle !
Affirmer qu'une dominatrice " le fait" sur commande est un non sens.
"Commande" laisse à penser qu'elle obéit or nous savons pertinemment que le jeu se cache ailleurs, dans la désobéissance et l'imprévu, tout sauf une carte de restaurant où l'on commande son repas !
Vraiment, les créatifs accomodent à toutes les sauces le SM, jusqu'à l'indigestion, une béchamel avariée, un plat sans saveur, un de ces produits sous vide dont cette pub se fait l'échos.
Si il y a une personne qui " le fait sur commande" c'est bien cette actrice, il faut bien boucler les fins de mois.
Hier, les travailleurs du sexe ont battu le pavé à Paris.
Pas la première fois, ni la dernière, les années passent et chacune d’elle amène son ressac de projet de loi, écume électoraliste, vapeurs diffuses d’ordre moral, chacun chez soi et tout ira bien.
La prostitution est légale…
Le racolage non..
Sous entendu, on peut offrir une prestation de service sans faire de démarche commerciale appropriée, ce qui ferait hurler n’importe quel publicitaire.
La prostitution est légale….
Le statut professionnel et fiscal non…
C’est quand même pas les putes qui vont réformer le code des impôts !!!
Cachez ce sexe que je ne saurai voir…ou….les politiques sont-ils des anges ?
Chacun sait que les anges n’ont pas de sexe.
Nos dirigeants politiques appartiendraient-ils à cette caste céleste qui ignore les contingences du corps ?
Marginaliser les métiers du sexe est une aberration sociologique et sanitaire.
On vend quantité de produits en exhibant une nana à moitié à poil, pourtant, et dans ce cas précis, la femme n’est plus sexuelle mais un simple objet.
On en viendrait légitimement à penser que les forces vives du pays, politiques et économiques, se satisferaient d’un petit bond en arrière, cette époque où le sexe faible portait si bien nom, tellement bien, qu’il devrait s’en remettre exclusivement au bon jugement de ses mâles reproducteurs.
Alors, devenir un simple objet ou battre le pavé ?
Le confort ou la lutte ?
La loi ou le bon sens ?
L’iniquité ou la justice ?
Lumières éteintes ou en plein jour ?
La censure, la coercition, la morale, la pénalisation…
Ou alors..
Liberté, je fais ce que je veux sans empiéter sur celle de l’autre
Egalité, on envisagerait que tout le monde soit sur ce pied là.
Fraternité, on essaie de vivre en bonne harmonie.
Certes, les réseaux mafieux doivent être démantelés, les femmes libérées de leurs tortionnaires, mais de grâce, les pratiques délinquantes ne doivent pas servir d’alibi pour mettre les comportements sexuels, individuels et sains, sous la coupe réglée d’une loi qui ne fera qu’éluder les vraies questions.
User de son libre arbitre et accepter les métiers du sexe comme un travail, temporaire ou de longue durée, sans préjugés, un job, sans doute pas le plus vieux du monde, mais un job, point c’est marre !
Photo: http://www.thewol.net/
Pagnol en a fait une, d'autres pastichent l'original, en ces temps de retour à l'ordre moral, le micheton risque t-il gros ?
Une nouvelle loi, une de plus, visant la prostitution est en préparation dans les cuisines législatives.
Comdamner le client d'une prostituée, une amende, voire de la prison et que sais-je encore, une mise à l'épreuve et une séance publique d'auto flagellation, à la sauce AA, je suis micheton mais je me soigne.
Les élections présidentielles approchent, avec elles, une idée, aussi vieille que le métier qu'elle veut abolir.
Car il faut être réaliste, si le législateur veut condamner un client, il interdit de fait la pratique et la praticienne. Or, et nous rentrons dans les nombreuses contradictions de ce projet, la prostitution est toujours légale en France, seuls, raccolage et proxénétisme sont interdits.
Condamner le client, c'est interdire la prostitution d'une façon déguisée.
Certes il y a les réseaux mafieux, mais il existe un arsenal de lois, sans compter un retour aux frontières possible de toutes ces illégales, sujet d'actualité s'il en est !
Il y a aussi la degradation de la femme, pire son esclavage, mais que dire alors des " régulières", celles qui écoutent, parlent, consolent, baisent aussi, mais prennent à leur compte une bonne partie du pathos masculin.
Philippe Caubert défend très justement son droit le plus légitime d'avoir recours à une prostituée, Madame Bachelot répond que la Suède a déjà pénalisé cette consommation, curieux argument qui reprend un courant social démocrate venu du froid, aux antipodes de nos chaleurs latines.
Ce débat est absurde.
Pénaliser le client revient donc à interdire la prostitution, ça a le mérite d'être clair, même si personne en parle.
Si la putain est proscrite, il faudra aussi interdire les films pornos, refuser le tournage de films X en France, supprimer toutes les revues pornographiques, revoir le code de déontologie de la publicité qui bafoue à longueur de journée l'image de la femme, interdire aussi les émissions de télé réalité, pénaliser l'emploi du juron " Putain" ou ' sale pute" si fréquent dans nos rues, pénaliser les strings qui dépassent des jeans, les jupes trop courtes, les regards concupiscents du mâle en rut, bref, bannir toute atteinte à l'image de la femme, pas sûr que nous soyons d'accord, nous les femmes.
L'esclavage sexuel est un crime contre l'humanité, l'excision aussi, le viol des petites filles, la maltraitance.
Faut-il punir un client ?
Pourquoi ne pas castrer chimiquement le micheton, puisque bientôt, il sera un délinquant sexuel en puissance !
Je reprends à mon compte une image du discours inaugural de la villa Kujoyama rédigé par Michel Serres.
Un nageur traversant un bras de fleuve, se trouvant à égal distance des deux rives, arrive à un point d’accord, d’assimilation idéale du monde qu’il quitte et de l’autre, celui dont il rêve.
Traverser un fleuve, la migration, la transformation, nécessite deux valeurs cardinales, courage et ténacité, sans parler bien entendu d’une certaine part de rêve sans laquelle aucune action quelle qu’elle soit, ne serait possible.
Les terres fertiles de la sexualité peuvent rapidement se muer en friches arides et sablonneuses si viennent à manquer les deux qualités précédemment citées.
Au diable censeurs et pensées corsetées de la normalité, qui verraient dans un fantasme de féminisation une dérive pathologique, perversement issue d’un esprit dérangé.
J’utilise à dessein ce fantasme car il illustre parfaitement ce passage, cette migration entre les deux hémisphères d’un cerveau qui tangue de façon permanente et chaotique entre la berge du quotidien raisonné et celle de la découverte.
Car il s’agit bien de marcher à découvert, talons de 15 centimètres, mini jupe, string, et maquillage à la hauteur du défi.
L’enjeu est de taille.
Le travesti est l’image facilement préhensible de la migration sexuelle, cette zone de limpide tranquillité où les deux rives sont embrassées d’un seul regard, un corps, le sien, vêtu autrement, deux personnalités qui vivent un concubinage harmonieux, un sexe sur une rive, l’autre, idéalement provisoire, folâtrant sur cette bande de terre opposée, pas si lointaine, mais suffisamment éloignée pour qu’elle puisse s’y épanouir à l’ombre des regards cuisants du qu’en dira t’on.
L’enjeu est de taille disais-je, car il s’agit de vivre tout simplement, de vivre ensemble, ou à défaut, trouver cette bande de terre, cet îlot qui accueille les « autres », ceux d’entre nous, d’entre vous, qui pensons que la pulsion sexuelle est la dernière interface viable d’un développement harmonieux, disons équitable en ces temps d’injustices « forexées ».
Les pratiques déviantes.
Un terme que tout le monde connaît sans trop savoir ce que cela veut dire et dans quel fourre tout psychanalytique l’on entasse pelle mêle des activités hautement récréatives.
Fétichismes divers et variés, allant du talon haut en passant par les pantoufles ( oui ça existe ! ), les matières, précieuses ou pas, reliquats du passé, la maîtresse d’école, l’écolier, l’odeur de la craie, les punitions, au piquet, enfermé dans un placard à balais ; la liste est bien entendu non exhaustive.
Se trouver au milieu du gué implique l’acceptation, individuelle mais aussi collective, du choix. Le libre arbitre n’a de valeur que si il est reconnu à chacun d’entre nous. Liberté de se travestir, liberté de recevoir une bonne fessée, liberté de la contrainte, liberté, liberté chérie, si nombreux sont ceux qui ont travesti ton couplet salvateur.
Porter une jupe ne veut pas dire que l’on est une femme, une moitié d’homme ou un homosexuel refoulé.
La société, par confort et simplification, a une tendance certaine, d’aucun dirait fâcheuse, à l’association hasardeuse, le conglomérat indigeste, une massification en pente douce qui exclut la différence de s’exprimer au delà d’une limite sexuée, frontière tangible de la norme et de l’anormalité.
Vivre un fantasme c’est vivre tout court.
« A mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle à tendance à s’accroître en compensation »
Aldous Huxley, Le meilleur des monde….
Espérons qu’il disait vrai…
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