A quoi sert l’art ?
A part engraisser un marché spéculatif, je serais tentée de dire à rien !
L’art se donne, il est avant tout gratuit, désintéressé. Je me plante devant une toile et j’y vois ce que mon esprit interprète.
Si l’art est gratuit, quid de la survie de l’artiste. Un peintre peut-il prétendre à ce titre sans jamais vendre une toile de son vivant ? Difficile à
envisager.
Comment revendiquer ce statut lorsque la grande lessiveuse médiatique nettoie aussi sûrement les cerveaux qu’une barrique d’eau de javel ?
Alors bien sûr il en va du marché de l’art comme du prêt à porter, ballotté entre deux tendances, il faut suivre celle du moment, l’artiste comme un marchand de
tapis devrait s’adapter aux circonstances commerciales, mettre du bleu à la place d’un trait de fusain, faire dans l’accessible, le commode, du petit format au monumental, peu importe, du moment
que ça se vende facilement.
L’art ne sert à rien et c’est pour cela qu’il nous est vital, comme l’air que nous respirons, un oasis rebelle dans un désert social thermoformé.
Tout ceci pour en venir à quoi me direz-vous ?
Mettre à nu l’expression d’un inconscient collectif , aussi intimiste.
La peinture de Jean Pierre Néri comme une lumière en terres hellènes.
De toiles en fresques, notre, mon ami peintre, nous emmène en voyage, revisiter les mythes d’ici et d’ailleurs, son pinceau pour épée , ses couleurs comme
rage, contre vents et marées, gorgées de soleil , accent tonique, il y a pourtant un hic, l’art se vend comme du savon à barbe disait l’autre, et notre ami ne tient pas ce
genre de boutique, il est, il vit, il respire, c’est un artiste qui exprime cette quête d’authenticité , démesurée, dionysiaque, entre mesure et démesure.
http://jeanpierreneri.fr






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