IDA....L'ACCOMPAGNATRICE
TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR VOS
FANTASMES
SANS JAMAIS OSER LE DEMANDER
!
Il envisage toutes les possibilités alors qu’il suit Axel dans les escaliers de son immeuble. Pierre est étrangement calme. S’attendait-il à voir son rythme cardiaque s’accélérer, son épiderme transpirer abondamment ? A dire vrai, il avait abandonné l’espoir de passer à l’acte, même si l’acte en question demeurait pour lui un mystère de plus. Comment s’y prenait-on avec un homme, y avait-il des préliminaires où l’usage voulait-il que l’un des deux saute sur l’autre sans préambule ? S’embrassait-on, se caressait-on ? Qui se faisait prendre, y avait-il un ordre hiérarchique à respecter ou tout ceci se passait-il au feeling ? A chaque marche une question ou presque. Pourtant, Pierre avait en point de mire les fesses d’Axel moulées dans son jean, et il se surprit à les admirer comme celles d’une femme.
Un verre de vin, une assiette de fromage, cette main posée sur sa cuisse et son désir qui monte graduellement, un degré de plus sur l’échelle de Richter. Axel caresse un de ses mamelons, le pince puis le mordille. Pierre devait-il considérer cela comme le début de la joute amoureuse ?
Un bruit, il entend soudainement quelque chose ou quelqu’un dans la pièce contiguë au salon. Axel déboutonne sa chemise. Il remarque sa soudaine anxiété, sourit et lance sans préambule :
- Tu peux venir, Pierre t'as entendu !
- Il y a quelqu'un d'autre ici ?
- C'est Anne, ma copine !
- Je croyais que tu étais célibataire endurcit ?
- Endurcit, oui, mais ça ne veux pas dire que je vis comme un moine !
Anne traverse le salon et vient s’installer sur un fauteuil, juste en face d’eux. Elle ne dit rien mais son regard se pose sur leurs corps, elle sourit et sa main droite disparaît dans son entrejambe.
Pierre réalise qu’il est sur le point de participer au premier trio de sa vie érotique. La présence d’Anne rendait tout un coup le passage à l’acte beaucoup moins oppressant que prévu. Se servaient-ils d’elle comme alibi sexuel ou leur bisexualité avouée, du moins suggérée, pouvait-elle s’affranchir de cette caution féminine ?
Anne écarte ses cuisses, sans fausse pudeur et promène un doigt sur ce triangle offert. Elle se caresse et dirige à distance nos préliminaires.
- Deshabillez-vous, Axel, prend-le dans ta bouche, à ton tour Pierre, voila, comme ça, lentement
!
Il obéit, sans rien dire, il se laisse guider par cette voix, ne prend aucune initiative et s’en remet aux ordres qui rythment sa progression en terre inconnue.
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