Mercredi 2 décembre 2009
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The Game, film sorti en 1997 avec Michael Douglas dans le rôle principal. Scénario brillant, dans la lignée
d'un David Mamet, sans en atteindre cependant la narration quasi hitchcockienne, mécanisme froid et retors du cerveau humain
( j'y reviendrai dans un prochain article).
Quel rapport entre The game et l'univers sado-fétichiste au sens large ?
De prime abord pas grand chose, pourtant, en grattant la surface d'un scenario à tiroirs, on y retrouve la géométrie aléatoire des pulsions, l'attente, le désordre et la règle.
Si la mécanique du jeu induit une part de hasard, elle demeure cependant l'esclave d'une mise en perspective, un but ou une limite à atteindre.
Qui donne les cartes, qui les reçoit et qu'en fait on avec ?
Trois positions.
Le croupier ( le scénariste, dans " house of games de Mamet, Sean penn dans "The Game"), et les joueurs. Celui qui touche une main forte et l'autre qui bluffe ou se couche.
Tout l'art d'une mise en scène part d'un artifice. Le scénario ne laisse aucune place au hasard. Le joueur doit s'y plier et s'efforce de distinguer le vrai du faux, le faux pas de l'impasse, la
peur de la vraie jouissance.
Vous aurez compris que tout se joue sur le vrai et le faux, la réalité et l'illusion, le non dit et le passage à l'acte.
A l'image de ce film, les jeux sadomasochistes sont une mise en scène de la pulsion érotique. Pièce en plusieurs actes où le soumis accepte qu'une part de lui-même se livre à un jeu, sans en
connaître les ficelles, sans savoir si la maîtrise du jeu ne serait qu'un artifice de plus, un écran de fumée, un fantasme à tiroirs.
A l'heure où la notion de jeu répond à des codes sociétaux balisés à l'exces, me vient quelques fois l'idée de transposer cette escapade purement érotique à l'univers des fêtes et anniversaires,
une façon de mettre en relief les contours souvent érodés d'une vie qui perd son véritable sens, la découverte.
Par IDA
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Publié dans : Cinéma
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