Lundi 23 novembre 2009
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A mi-chemin entre Botero et Niki de saint phalle, le japonais Namio Harukawa, né en 1947, nous livre une vision burlesque de la
suprématie féminine. Corps féminins disproportionnés, hommes liliputiens, ou traités comme tels, le thème de l'asphyxie est omniprésent. Le postérieur chez Harukawa perd sa charge érotique pour
devenir une arme de soumission massive. Aucune possibilité de libération, même conditionnelle, la chair devient enfermement, et loin d'apprécier leur sort, les hommes captifs de ces fessiers
géants, semblent résignés, d'où cette sensaion de nature morte, à la fois comique et pathétique, une certaine idée de l'impossible rédemption par la chair. Ne vous y fiez pas, les sourires de ces
illustrations déguisent à peine le malaise qui hante ces visages de femme toutes puissantes, sans parler des postures qui suggèrent un accouchement maudit. Non, le monde de Namio Harukawa est à
mille lieues de gentilles joutes libertines, tendance soumission passive, mais bien plus proche d'un coup de bistouri dans les poncifs érotisants.
Par IDA
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