IDA....L'ACCOMPAGNATRICE
TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR VOS
FANTASMES
SANS JAMAIS OSER LE DEMANDER
!
Sans tomber dans la psychanalyse de supermarché, force est de reconnaître que la fessée renvoie à ces images du passé, d’Epinal ou d’ailleurs, qui hantent et poursuivent. Qu’elles en aient trop reçues ou qu’elles n’y aient pas assez goûté, certaines personnes, tous sexes confondus, n’envisagent leurs fantasmes qu’à plat ventre, le regard planté dans la moquette.
La fessée à mains nues est une projection paradoxale de l’enfance, où l’adulte transforme une punition en récréation, un blâme en bon point. Immédiatement viennent à l’esprit la figure maternelle ou celle, plus fantasmatique, de la maîtresse d’école. Lorsque la lune croise le tonnerre, l’épiderme s’embrase, la rhétorique se précise, les méthodes divergent.
Scénariser une fessée peut s’avérer stérile tant l’objet du désir se résume à ces mains qui s’abattent sur une croupe offerte. Dans certains cas, la théâtralisation de l’acte se fera par le truchement d’une mise en scène élaborée, une répartition des rôles évidente, certes, où les dialogues participeront à la charge érotique qui se lit en filigrane.
Alors, par terre, sur un lit, en travers des genoux, debout, la position n’est en fin de compte qu’une composante de l’imaginaire, un indice, peut-être bien une fausse piste. Il ou elle a commis une faute, peut-être a t-il chapardé quelque chose, elle a désobéit ou plus classique, il a été surpris en train de se masturber.
Faute avouée, à moitié pardonnée ?
Les proverbes ne valent pas tripette dans l’univers fétichiste et sadomasochiste. La faute sera payée, rubis sur l’ongle, avec intérêts et pénalités de retard, car c’est en fin de compte le but du jeu, se voir infliger un taux usuraire en retour des frasques commises.
La fessée se joue de tous les clichés, elle est intemporelle, unisexe, elle s’adapte à toutes les modes vestimentaires, ne retient du fantasme que sa partie immergée dans l’inconscient collectif.
Mais au fond, n’est-ce pas le propre de l’homme , transformer le réel en quelque chose
de plus abstrait et moins contraignant, repousser la
bienséance érotique aux frontières du ridicule, la tête baissée, les reins cambrés, pantomime rituelle, le masque de l’ordre défiant celui de la révolte, images carnavalesques disparaissant dans
les ombres du plaisir.
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