Mercredi 2 décembre 2009
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Parler de David Mamet c'est un peu comme déboucher une bonne bouteille, un grand cru, rapprocher le bouchon de ses narines et
se laisser emporter dans les embruns aléatoires d'une aventure hors du commun.
House of games, engrenages en français, représente la quintessence d'une écriture aboutie, mêlant l'improbable et l'artifice comme une paire d'as au milieu de cartes dépareillées.
The Game peut donc apparaitre comme le côté hollywoodien de la manipulation lorsque House of games s'aventure dans les ruelles glauques et les combines sur tapis vert. D'un côté la manipulation
salvatrice, l'arnaque de l'autre. Les ressorts littéraires sont cependant identiques. Il s'agit de mettre en scène une illusion et la rendre crédible. Mamet prend un malin plaisir à nous
ballader, entretenant le doute, saupoudrant les fausses pistes, un labyrinthe scénaristique dont on se réveille avec un arrière goût de gueule de bois.
A dire vrai, plus j'y pense et plus je trouve des similitudes entre ces excercices de styles et les jeux de rôles que Maîtresse et soumis se livrent à intervalles irréguliers.
A quand une entreprise proposant des aventures clés en main, sécurisées et ludiques, où le client pourrait, l'espace d'une journée, se laisser porter par un scénario sur mesure !
Une idée à creuser, je vous quitte et reprends ma pelle !
Par IDA
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Publié dans : Cinéma
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