Société

Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 08:24

L'époque est au vert, ça tombe bien, en période de crise, c'est la couleur de l'espoir.

Dans ce jeu de rôle planétaire, qui tire les ficelles de cette pauvre marionnette écologique ?


Durable, le mot est donné en pâture, à l'envie, sur les ondes, dans la presse écrite, à la télévision. La toile est plombée par des publicités ou articles ventant le développement durable.


Je cherche dans un dictionnaire.

Durable : «  qui peut durer très longtemps »

Développement : « progrès, expansion, rayonnement d'une activité »


Le développement durable est donc une expansion économique et sociale qui pourrait durer longtemps.


Lorsque Thanatos nous tient par les couilles, l'idée de durabilité devient toute relative. La mort n'est pas un concept mais une réalité, la vie des hommes est courte, la durabilité n'est donc pas une valeur humaine. Œuvrons pour les générations futures, certes. La bonne conscience voudrait que nos enfants trouvent une planète viable, mais là encore, je bute sur le mot vie. L'immortalité serait donc ailleurs, mais où ? Le soleil, les océans, l'univers, l'oxygène ? Non, malheureusement non. Tout à une fin, même cette sensation de chaleur lorsque nous sommes étendus sur une plage en été.


Quelque chose sonne faux dans tout ça.

Est-ce la façon dont on nous le vend, ou le simple fait que le développement économique ne peut se réaliser dans la durée mais dans des crises de croissance aussi brutales qu'injustes.

Si j'ai bien tout compris, le « DD » pose ses fondements sur trois piliers. L'économie, l'écologie et le social .

Lorsque l'écologie et le social on besoin de temps pour s'installer durablement, l'économie ; elle, se nourrit de bulles spéculatives qui éclatent dès lors qu'il n'y a plus d'argent à en tirer. Le financier joue le court terme, le politique pense le social à moyen terme, l'écolo le très long terme. Comment mettre tout le mode d'accord ?


Un bon coup de fouet mettrait un peu d'ordre dans tout ceci !


Cependant, même si le monde marche à la baguette, il ne s'agit en aucun cas de la mienne, je parle de ce petit accessoire qui procure une certaine dose de plaisir et de souffrance. C'est un peu la théorie de la carotte et du bâton, nous sommes contraints d'avancer, sachant que le moindre faux pas sera réprimandé, un rappel à l'ordre de la banque, une relance de France télécom...


Poussé à l'extrême du principe de l'érotisme, le développement durable prendrait la forme d'une créature de rêve qui relèverait de quelques centimètres sa jupe, on devine, on entrevoit mais on ne comprend pas toute la dimension de ce qui nous est offert.

Les enjeux sont énormes. La machine économique est en rade, un navire qui prend l'eau, menacé par la moindre houle venue du large. Nous sommes tous sur ce même bateau, arche de Noé ou radeau de la méduse ?


Alors je me pose des questions, sans réponses.

Je me demande si l'on ne devrait pas introduire dans le développement durable une part de désir, quelque chose de charnel, cette petite étincelle intime qui nous ferait penser, oui, c'est comme ça que l'on devrait faire !

Se dire que les générations futures pourront encore faire l'amour dans un pré, sous un arbre, au bord de l'eau, sous un ciel étoilé. Se dire encore qu'un modèle économique, quel qu'il soit, puisse profiter à tout le monde et non pas un petit groupe de spéculateurs mortifères, avides, cupides, indifférents, autophages.


Je rêve, bien sûr, mais un ami qui m'est cher, ne cesse de me répéter que la cause n'est pas désespérée et qu'il faut se battre.

Je domine bien mon sujet ! Si seulement les problèmes de la planète pouvaient se résoudre d'un coup de baguette !


En attendant, ne prenons pas des vessies pour des lanternes. La lumière, qu'elle provienne d'une bougie ou d'une centrale nucléaire porte au grand jour notre incapacité à choisir. Entre le " avant tout était mieux" et le " demain sera fantastique" il y a une marge, je parle de nos vies, ballottées entre les deux poles d'un aimant, complémentaires et antagonistes.

Et si le secret se trouvait dans la pondération et non dans cette bulle médiatique qui finira bien par exploser un jour ou l'autre !

 

Pour approfondir le sujet:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Developpement_durable

http://www.canalacademie.com/Jacques-de-Larosiere-Developpement.html

Par IDA - Publié dans : Société
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 14:24

Il y a cette vieille connaissance qui habitait jadis Mazan. Un homme, marquis de son état, son fantôme rôde encore dans les ruelles qui mènent à la petite place entourée de platanes. Je l'ai souvent croisé pendant toutes ces années, présence diaphane d'un souvenir, mémoire collective de la transgression et du rite qui l'accompagne. Peut-être descendit-il les coteaux caillouteux de Chateauneuf du Pape, galets ocres rougissant au soleil, la terre ne ment pas ici, tout se mérite, même le vin. Le Mont Ventoux, tête chauve et coulées végétales qui redescendent en boucles jusqu'à la plaine. J'imagine le marquis arpentant ses forêts, un bout de bois en guise de cane, cherchant quel autre usage il pourrait lui donner dans d'autres circonstances.

Il en va de ces noms de villages comme autant d'hymne à l'ivresse, la belle, la véritable sensation de communier avec cette terre d'où je tire mes racines. Sablet, Seguret, Rasteau, Gigondas, Beaumes de Venise, le Vaucluse se berce d'appellations contrôlées par le divin Bacchus. Il lève rageusement sa coupe tout en haut des dentelles de Montmirail et contemple son travail, « Dites-moi Marquis, ne trouvez-vous pas mon œuvre sublime ! »

A l'heure où les floraisons musicales vont étendre leurs cortèges entre les ceps noueux de la vallée, juste avant que ne retentissent les premières vocalises des chorégies, et que les troupes n'envahissent les rues d'Avignon dans un joyeux tintamarre, je prends le temps d'apprécier tout ceci, je veux dire cette région que j'aime tant, son passé, le mien , le notre et les quelques rares endroits que je ne connais pas encore.

Roussillon, j'y reviens toujours, pieds nus dans le sable ocre, traversant ce décors de western, une halte devant ce fameux rocher phallique, un pied de nez au puritanisme, oui, même la nature y pense, malgré elle.

J'ai en tête mille couleurs, autant de parfums, celui de la lavande, bien sûr, Sault et ses vagues bleues qui dansent au fond de la vallée. Et lorsque, tout en haut du Ventoux, je plonge mon regard dans cette immensité offerte, le Marquis me chuchote à l'oreille, « Très chère, sommes-nous bien peu de choses face à ce chaos merveilleux ! »


Par IDA - Publié dans : Société
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Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /Jan /2008 13:40
Les bouchons de champagne sautent, les cotillons pleuvent et aprés...rien d'autre. Ceux qui me connaissent savent trés bien que je ne suis pas femme à fêter à date fixe un évènement, surtout lorsqu'il s'agit de la nouvelle année. Je vous souhaite en revanche une vie fantasmatique épanouie, source d'énergie ( renouvelable et non fossile !) et de bien être.
Par IDA - Publié dans : Société
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Mercredi 28 novembre 2007 3 28 /11 /Nov /2007 15:18
Quelques mots pour lui dire que la flamme de l'amitié ne s'éteind jamais, même par gros temps.
Je me souviens de ces jours passés à Berlin, des soirées musicales, lyriques...comment pourrait-il en être autrement avec lui.
De son balcon, loin du mien, je sais qu'il peut voir une petite lumière qui brille dans les montagnettes du Vaucluse, je sais qu'il sait, que nous savons, que jamais elle ne s'éteindra.....
Par IDA - Publié dans : Société
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Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /Mai /2007 14:20

Quel merveilleux cadeau de la vie, presente à mes cotés, Alda Teodorani, célèbre écrivaine, née à Bologne en 1960, residant à Rome depuis de nobreuse années, lors de cette conference autour de mon livre à la galerie Mondo Bizzarro au coeur de Rome ce 17 mai 2007.

Alda a pris longuement la parole pour commenter mon livre:

"La Donna..."un temoignage féminin hors du commun sur un parcours de femme et l'authenticité

 des jeux sado masochistes.

Je lui exprime toute ma reconnaissance.

Je vous invite fortement à lire ses ouvrages et à vous rendre sur son site, pour ceux d’entre vous qui parlent et lisent l' italien.

Par IDA - Publié dans : Société
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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /Mai /2007 13:08

Certaines personnes croisent votre route, personne ne sait ni pourquoi, ni comment, et la vie fait le reste. Giuliano Compagno, écrivain, traducteur, journaliste et professeur d’université, est mon trait d’union entre la France et l’Italie. La sortie de mon roman aux éditions Coniglio n’aurait pu se faire sans lui. Disserter sur les personnes chères à votre cœur n’est pas chose facile, cependant, ces quelques lignes lui sont dédiées, tant il a prit une part active dans cette page de ma vie, en traduisant mon roman en Italien, et en organisant la présentation du 17 Mai à Rome à la galerie d’art MondoBizzarro.

Ce roman est un hommage à ma mère Carmina, née à Boiano, près de Naples, grâce à toi, Giulio, sa mémoire est vivante à travers mes lecteurs.

Un bacio per te G.

Par IDA - Publié dans : Société
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